Pour une extension de maison, le calcul de la taxe d’aménagement est simple dans son principe : on multiplie la surface taxable créée par une valeur forfaitaire au m², puis on applique les taux votés par la commune, le département et, en Île-de-France, la région. Si vous êtes propriétaire d’une maison individuelle et que vous prévoyez un agrandissement, il faut aussi anticiper la taxe foncière : l’extension augmente la valeur locative cadastrale du bien, donc souvent l’impôt local.
Cette page vous aide à comprendre ce que vous allez réellement payer et déclarer : différence entre taxe d’aménagement et taxe foncière, surfaces prises en compte, formalités obligatoires, exonérations possibles et effets de l’extension sur la fiscalité locale. C’est un point à vérifier avant de lancer les travaux, car quelques mètres carrés supplémentaires peuvent modifier durablement le coût global de votre projet et la valorisation de votre maison.
La taxe foncière est un impôt local que tout propriétaire doit payer. Elle est calculée en fonction de la valeur locative cadastrale de votre propriété. L’ajout d’un agrandissement de maison augmente cette valeur, car elle accroît la surface habitable. Par conséquent, votre taxe foncière peut augmenter.
Cependant, certaines constructions, comme les vérandas de moins de 20 m², peuvent être exonérées de la taxe foncière. De plus, une exonération temporaire de deux ans est possible pour les nouvelles constructions, selon l’article 1383 du Code général des impôts. Pour en bénéficier, une déclaration doit être faite dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux.
Il est à noter que des cas d’exonération de taxe foncière existent selon des paramètres bien définis (dans le cas d’une construction de maison la taxe foncière peut être exonérée de manière provisoire pendant deux ans, les personnes âgées de plus de 75 ans sous certaines conditions, les personnes invalides, les constructions se trouvant à proximité de sites dangereux…).